Les bonheurs de Prawn

Parce que j'adore cuisiner, essayer de nouveaux plats, tout toucher et sentir dans ma cuisine !

30 novembre 2006

Strudel sucré au chou

Ca y est, je l'ai, mon livre à 45€ direct from the USA. Il est arrivé plus vite que prévu, du coup je n'ai pas eu le temps d'aller annuler ma commande à la librairie pour essayer de l'avoir -moins cher- sur internet.

Je suis arrivée au comptoir de retrait des livres, le type s'est tourné vers moi, c'était un canon.

J'ai bafouillé en disant mon nom, il a haussé les sourcils, j'ai répété, il m'a passé mon bouquin, j'ai tenté une p'tite blague, il a haussé les sourcils, j'ai tendu ma carte, il l'a prise, je me suis gourée pour le code, il a haussé les sourcils.

Pa-thé-tique.

La prochaine fois, je commande les Sonnets de Shakespeare, ou un truc du genre, et pas un bouquin de cuisine au look vieillot. Et je prépare une remarque drôle et percutante, tiens. Et je m'étouffe pas.

Pour me consoler, le plat le plus bizarre du livre en question, le truc à servir absolument à la prochaine Saint Valentin. C'est bizarre quand on lit la recette, et c'est bizarre aussi quand on le mange, mais c'est marrant. Et pas mauvais du tout. Même bon. Je crois juste que j'aurais dû mettre plus de raisins secs, et 2 pommes au lieu d'une.

strudel_

Strudel sucré au chou, d'après The Victory Garden Cookbook, de M. Morash

1/2 chou frisé - 1 poignée de raisins secs - 30g de beurre + encore pour badigeonner la pâte - 40g de sucre - 3 cs de jus de citron - 1 ou 2 pommes - 2-3 cs de crème fraîche - 5 feuilles de pâte filo - sucre roux

Tremper les raisins secs dans de l'eau chaude. Couper finement le chou et les pommes. Dans une grande poêle, faire chauffer le beurre, le sucre et le jus de citron en mélangeant, puis ajouter le chou et les pommes, et faire cuire 5 min à couvert.

Enlever le couvercle, ajouter les raisins, et faire cuire à feu plus fort quelques minutes, pour que le liquide s'évapore. Laisser refroidir un peu, puis ajouter la crème.

Badigeonner une feuille de pâte filo avec du beurre fondu, saupoudrer d'une pincée de sucre roux ou de chapelure, couvrir d'une autre feuille, la beurrer aussi... pendant 5 feuilles.

Déposer le chou sur la longueur de la feuille (pas jusqu'aux bords), replier les petits côtés sur quelques centimètres par dessus le mélange (hum, j'ai pas l'impression d'être très claire, là), et rouler (c'est plus facile sur un chiffon).

Badigeonner le strudel de beurre fondu, et enfourner 20-30min à 200°.

Profiter de l'enivrante odeur qui emplit l'appartement.

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28 novembre 2006

Sushis. Dois, ou pas, me couper les mains?

Là, vraiment, j'en reviens pas. J'ai regardé mes mains poisseuses avec incrédulité, j'ai fait bouger mes doigts, si, c'est bien les miennes, c'est incroyable.

Ces deux mains-là, elles ont réussi à faire des sushis qui ressemblent à quelque chose. Elles ont réussi à couper des morceaux de poisson et à les coller à des boulettes de riz, c'est renversant.

Bon, du riz, il y en avait partout, et surtout entre mes orteils. C'est ça, quand on passe sa vie pieds nus, qu'on fait tomber de la matière première, qu'on marche dessus. Les grains s'écrasent sous la plante du pied, ou pire, affreusement pire, se glissent entre les orteils, à leur base, là où même en s'agitant, ils ne partent pas. Alors on essaie de se servir de l'autre pied pour les déloger, mais ils s'enfoncent un peu plus dans les profondeurs interorteillères. La céréale la plus cultivée au monde (c'est bien ça, hein?) est un instrument de torture. Il faudrait le dire à Sayid (de Lost), c'est pas la peine de taper sur les gens, il suffit de les obliger à marcher sur les restes de leur repas.

Tout ça pour dire que je ne pensais pas en être capable, que c'est vachement meilleur que ceux du resto, vachement moins cher aussi, et que c'est gratifiant.

sushis1

C'est tellement gratifiant, même, que j'ai décidé -après m'être lavé les pieds- que mes doigts étaient assez échauffés pour monter les modules de mes bibliothèques Billy, celles qui ont rendu nos déménageurs un peu plus fous. Vous savez, c'est juste un étage en plus à ajouter, c'est super simple, super bien expliqué, c'est Ikea, c'est facile, quoi ! Je me suis dit, just do it !

Alors je me suis mis au boulot, en chantant, comme Julie Andrews quand elle arrive dans la maison du Capitaine von Trapp : "I have confidence in meeeeeee ! I'm able to make a sushiiiiiiii !" Bon sang, j'étais fière de moi.

Et il faut croire que je chante les yeux fermés, parce que je me suis retrouvée avec ça :

ikea

Il y avait 4 éléments à assembler, QUATRE, et j'ai réussi à en mettre un à l'envers, avec l'aggloméré apparent. Surtout, j'ai réussi à ne m'en rendre compte qu'au moment de remplir la dite étagère, une fois que tous les clous sont cloués, et toutes les chevilles chevillées.

Tout ça pour dire que les sushis, finalement, c'est plus facile à faire que monter un meuble Ikéa de 4 planches.

Sushis, donc, pour 4 personnes :

Laver plusieurs fois 4 verres de riz japonais, le faire cuire dans 4 verres d'eau, en portant à ébullition puis en baissant le feu et à couvert pendant une vintaine de minutes.

Pendant ce temps, préparer le sushis su : mélanger 1/2 verre de vinaigre de riz avec 4cs de sucre et 1,5 cc de sel. Mettre le riz fraichement cuit dans un grand saladier, l'arroser avec, mélanger et laisser reposer.

Ensuite, bah... C'est comme on peut. Toujours pour 4, 2 morceaux de poisson ont suffit (thon blanc et saumon, chez Picard). Je crois qu'il faut les découper comme on peut, faire des boulettes comme on peut, les coller ensemble comme on peut. Une petite bandelette d'algue, d'ailleurs, c'est bien pratique pour les faire tenir à peu près, et c'est joli.

Et pour les makis, étaler du riz en bas de la feuille de nori, en un rectangle qui fait toute la longueur sur une douzaine de centimètres, disposer du poisson (j'ai utilisé les chutes), du concombre (ou ce que vous avez sous la main) à quelques centimètres du bas de la feuille et rouler, en s'aidant de préférence de la petite natte en bambou prévue exprès. Découper en rondelles épaisses avec un couteau mouillé de vinaigre de riz.

sushis2

Je suis très contente. Et j'ai réussi à monter mon étagère à l'endroit, finalement.

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24 novembre 2006

Pôste gourmande : carte envoyée, carte reçue

J'ai reçu la mienne !

Je commençais à m'inquiéter, mon p'tit menton tremblotait tous les jours devant la boîte aux lettres vide, c'était affreux.

Vraiment.

Et puis ça y est ! Elle vient de Sophie, à Lyon, qui m'a envoyé Guignol parce qu'il est typique de cette ville, et plus photogénique que la rosette lyonnaise (je dis pas non !). Merci beaucoup !

poste_001

Moi, j'ai choisi de faire une carte maison.
Gros coup d'inspiration pendant un cours dont l'objet était "Qu'est ce qu'un point?". Et qui, bien évidemment, m'a passionnée.

Alors s'il te plaît, lecteur, ne te moque pas de mes vers, c'était ça ou tout apprendre sur le point !

carte

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23 novembre 2006

Gratins de châtaignes au citron

Maintenant que j'ai compris que les châtaignes et le citron, c'était délicieux, je ne m'arrête plus. Encore une p'tite découverte, un truc fantastique, fin, délicat, un vrai plaisir dans la cuillère, en version salée cette fois ! (ça devient rare, le salé, par ici, non?)

Bon, la photo est bizarre, pas forcément ragoûtante avec le blanc qui coule, [j'attends les critiques de celle qui se reconnaîtra (oui, toi, qui as brisé ma vie ! ;-)], mais on considerera que c'est un effet de style.

Et pas le fruit d'un moment de panique, avec tout qui s'écroule dans l'assiette, et l'appareil photo qui est fatigué. 

chataigne

Gratins de châtaignes au citron (de Régal), pour 4 personnes :

400g de châtaignes (en bocal) - 2 cubes de bouillon de légumes - 2 citron - 20 cl de crème entière - 2 jaunes d'oeufs - muscade, sel et poivre

Faire dorer les châtaignes à sec pendant 5 min à la poêle, puis les faire cuire doucement 5 min dans 1 litre d'eau avec les cubes de bouillon. Les égoutter en conservant le bouillon.

Les mixer en ajoutant un peu de bouillon pour obtenir une purée souple. Ajouter 2cs de crème, la muscade et du poivre.

Fouetter la crème liquide en chantilly, ajouter le zeste râpé des citrons, du sel, du poivre, et les 2 jaunes.

Répartir la purée de châtaignes dans des plats individuels, couvrir de chantilly et passer au grill quelques minutes (en surveillant !). Servir aussitôt !

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20 novembre 2006

Gingerbread Man (et compagnie) de Pascale

C'est décidé, je mets Cookies, Muffins & Co dans ma liste de Noël.

Cette recette, je l'ai recopiée sur un bout de nappe en papier à la rencontre Bollyfood (coup de foudre), et waouh, il faut que ce bout de nappe soit béni pour s'être trouvé là ! Et Pascale aussi, accessoirement, pour avoir fait le bouquin... C'est trop bon, à la fois moelleux et croustillant, parfumé, sucré juste comme il faut, j'ai dû bouffer une pleine poignée de pâte crue.

Un Gingerbread Man, donc : (qui a ricané ? Sans emporte-pièce-bonhomme et sur un plan de travail mal fariné, c'est vachement dur ! Le bras plus long lui sert à attraper les choses posées plus loin, c'est tout.)

ginger_man

Bien entendu (et parce qu'avant d'avoir la parité à l'Assemblée nationale, il faut la respecter dans nos assiettes), il y a sa Gingerbread Femme :

ginger_femme

(tu remarqueras, lecteur, comme la différence des sexes est subtilement suggérée)

Ainsi que sa Gingerbread Maison (les fenêtres se sont bouchées à la cuisson) et son Gingerbread Poisson rouge (le poisson est beaucoup plus près que la maison, c'est pour ça qu'il est très gros).

ginger_maison

Forcément, le Gingerbread Chien est très bien éduqué, et il sait faire le gingerbread beau  !

ginger_chien

Et il manque quoi, mmmh?

La Gingerbread Mobile !!!

ginger_mobile

Oui, je m'amuse bien, merci...

Pour 12 Gingerbread Men : 300g de farine - 2cc de levure - 1cc de gingembre en poudre - 150g de sucre roux - 100 g de beurre mou - 5cs de miel liquide - 1 oeuf - 1 cs de jus de pomme - 1 cs de lait

Mélanger farine, levure, gingembre, sucre et beurre du bout des doigts, pour obtenir une "chapelure". Ajouter le reste des ingrédients (j'ai mis du jus d'orange à la place de la pomme, et pas de lait parce qu'il y avait des morceaux infects dans la bouteille)

Etaler la pâte sur 5mm d'épaisseur, découper les bonshommes (et accroche toi si t'as pas l'emporte-pièce qu'il faut) et enfourner 10 min th6.

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17 novembre 2006

Biscuits au potimarron et au citron - et investissement sur le long terme

Thaïs (vous savez, Thaïs, celle qui fait des Parthénon en cookies !) me parlait souvent du livre de cuisine préféré de sa mère, un bouquin américain des années 80 (fffouuuu !), avec des recettes de légumes. Il est génial, il est génial, qu'elle disait. J'ai réussi à avoir les références exactes, et la photocopie d'une page avec une recette de biscuits, délicieux d'après elle.

J'ai fait les biscuits, ils étaient effectivement délicieux.

Alors je me suis dit qu'il me fallait le livre entier. J'ai voulu aller le feuilleter à WHSmith et j'ai demandé au gentil libraire, mais ils ne l'avaient pas, il fallait le commander. J'ai demandé le prix, quand même.

45€, et il arrivera dans trois semaines (paraît qu'ils sont chiants, les douaniers américains).

Je me permets d'insister sur la première partie de la phrase (bien que la parenthèse soit également très intéressante, et puisse donner lieu à un débat passionant sur les échanges et la mondialisation) : 45€, les gens !

J'ai réfléchi très vite, particulièrement au gros barbu qui est censé se ramener fin décembre, et j'ai dit oui. Mais Thaïs est prévenue, si je n'aime pas le livre, je lui en voudrai toute ma vie, gros barbu ou pas !

Je vous donne la recette des biscuits, en attendant d'avoir les autres... Il me manquait une partie des ingrédients (des cranberries et des noix), mais on a adoré quand même. Ils sont tout moelleux et parfumés, et très rapides à faire.

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Biscuits au potimarron et au citron, in The Victory Garden Cookbook, de Marian Morash

(ah, oui, c'est en tasse, aussi. Une tasse fait 250ml, c'est super quand tu viens de casser ton verre mesureur)

1/2 tasse de beurre mou - 1 tasse de sucre roux - 1cc de vanille liquide - 1 oeuf - 1 tasse de potimarron (ou autre truc orange de la même famille) cuit et réduit en purée - 2 1/4 tasses de farine - 2cc de levure et 1 de bicarbonate de soude (j'ai mis un sachet de levure) - 1/2cc de sel - 1cc de cannelle - le zeste d'un citron (la recette originale utilise 1cs de zestes d'orange, à la place) - 1 tasse de cranberries et 1/2 tasse de noix (J'en avais pas.)

Mélanger le beurre et le sucre, ajouter la vanille, l'oeuf, et le potimarron. Mélanger ensemble la farine, la levure et le bicarbonate, le sel et la cannelle, et verser dans le premier récipient. Ajouter les zestes, les baies et les noix, déposer des cuillérées du mélange sur une plaque beurrée, et enfourner à 200° pendant 10 à 12 minutes.

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13 novembre 2006

Potiron en "frites" croustillantes

Le potiron, c'est mou. Enfin, en cuisine, on utilise plutôt "fondant", ça fait plus classe.

D'ailleurs c'est rigolo, ça, le vocabulaire parfois un peu précieux de la cuisine. Genre une crème brûlée "coulante" alors qu'elle est juste mal cuite, ou un crémeux pour un truc simplement bourré de gélatine. En fait, il n'y a que le riz gluant qui ne soit pas hypocrite. 

Le potiron, donc, c'est mou.

C'est très gentil, tout ça, mais un poil lassant. Alors pour changer, j'ai essayé de lui faire une petite croûte croustillante à la noix de coco et au sésame (parce que c'est ce que j'avais sous la main). Le nom "frites", c'est juste à cause de la forme : c'est juste doré à la poêle dans un filet d'huile, pas de soucis !

frite2

Pour les frites de potiron :

Couper des morceaux allongés et assez épais dans un potiron. Les déposer sur la plaque du four, et faire cuire 10-15 min th6 (surveiller la cuisson : ils doivent rester al dente). Laisser refroidir.

Fouetter un peu un oeuf, le saler et le poivrer. Tremper les frites dedans une par une, avant de les rouler dans un mélange de noix de coco râpée et de graines de sésame (j'aurais dû faire griller à la poêle de mélange coco-sésame, pour mieux développer les arômes) (on peut utiliser aussi des noix de cajou hachées, ou tout ce qui traine dans la cuisine, je pense).

Faire dorer de tous les côtés à la poêle dans un peu de matière grasse. Servir avec une salade bien relevée.

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10 novembre 2006

La fin malheureuse de Rebelote, mon oeuf domestique

Ce que j'ai fait est ignoble. Absolument infect, et parfaitement cruel.

Je suis un monstre.

J'ai tué par négligence le seul être vivant qui soit actuellement sous ma responsabilité directe (ma mère me confisque mes plantes avant qu'elles ne soient tout à fait mortes : parfois, elle les sauve).

Rebelote, mon oeuf de l'anti-cent ans, est officiellement mort, il est parti rejoindre un monde meilleur (et les égoûts, via les toilettes). Il avait huit mois. Que le dieu des oeufs ait son âme moisie.

En fait, je l'ai oublié sur son étagère : le vinaigre s'est completement évaporé, et il s'est frippé et couvert de champignons. Dégueu.

rebelote

Et au lieu de tenter l'impossible pour le réanimer, au lieu de faire mon Docteur Carter, de couiner "on dégage" et de le re-noyer de vinaigre, je l'ai jeté. Je crois que je ne m'y suis pas autant attachée qu'à son frère Késkecé.

Vous pouvez quand même vous offrir une séquence émotion et revoir les images de la naissance de Rebelote, l'admirer à un mois et demi, et à quatre mois. On voit quand même que j'avais déjà une tendance certaine à l'abandonner. Je suis surprise que ma mère ne m'en ait pas retiré la garde.

Vous pouvez aussi retrouver le principe de l'oeuf de l'anti-cent ans, et voir mon premier essai avec mon Késkecé chéri, à deux jours, à vingt jours, à un mois, et sa dissection ! Je sais, ça fait beaucoup de liens, mais ce sont les histoires de deux petites vies d'oeufs qui s'offrent à vous...

Au final, je n'ai goûté aucun de mes oeufs de compagnie. Dit comme ça, on aurait tendance à répondre "tant mieux", mais je suis un poil déçue. C'est pas très scientifique. Un jour, peut être, j'adopterai un oeuf que je conduirai jusqu'à l'aboutissement de son existence : l'assiette de mon frère (le coup du frère goûteur, c'est moins risqué) (et je trouverai bien un moyen de le faire manger, quitte à lui offrir une dégustation surprise à l'aveugle) (ouais, pas mal, mon idée). Je vous raconterai après s'il a été malade.

Promis.

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06 novembre 2006

KKV#14 : Pierojki à la crème de marron et au citron

Pour le KKV d'Alhya, j'ai voulu faire plaisir à ma mère, et décliner à ma sauce une recette polonaise. Des pierojki, donc, mais avec une garniture qui reprend les parfums de mon nouveau crumble préféré !

Je pensais que la pâte à pierojki serait plus facile à faire (et à étaler) que celle des raviolis classiques - en fait, c'est une des raisons du choix de cette recette. Bah pas de chance, petite paresseuse, c'est la même. Je me suis fait eu. Du coup, j'ai réquisitionné l'Autorité Maternelle pour qu'elle m'aide à former les coussinets, et la séance de cuisine mère-fille a compensé celle d'étalage de la pâte. 

'Sont pas meugnons tout plein ?

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Pour une vingtaine de pierojki :

La pâte : 150g de farine - 1 oeuf - 1 pincée de sel - eau   Mélanger la farine et le sel avec l'oeuf et ajouter de l'eau petit à petit en pétrissant bien. Se bousiller les bras en étalant la pâte le plus finement possible, et découper des cercles de 8 cm de diamètre.

La farce : 125g de Saint Môret (un paquet) - 200g de crème de marron - le zeste râpé d'un citron     Mélanger le tout, déposer une cuillérée à café de farce au centre de chaque cercle de pâte, replier et souder les bords en appuyant bien (on n'a pas eu besoin de les humidifier)

Faire bouillir une grande quantité d'eau salée, plonger les pierojki dedans, et laisser cuire encore 3 min après qu'ils soient remontés à la surface.

Servir avec une sauce faite de crème de marron mélangée au jus du citron (pas sur la photo, c'est dommage).

pierojki_005

Et vous voulez que je vous dise? Vive le métissage !

Note pour contenter les chipoteurs (= ma mère) : en fait, en polonais, on parle de "pierogi" ; "pierojki" n'est que le diminutif, mais c'est aussi le mot habituellement utilisé en russe, et qui a été exporté.

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02 novembre 2006

Crumble de châtaignes au citron et à la poire

Ne faites pas attention à la photo, qui est moche et sans intérêt. Mais croyez-moi quand je vous dis que c'est le meilleur crumble que j'aie jamais mangé. Citron et châtaignes, c'est tout simplement parfait, et relevé par une pointe de cannelle, c'est à se damner ! 

Et l'avantage, c'est que les châtaignes en bocal, on en trouve toute l'année ! Alors on pourra s'empiffrer de ce petit délice même en plein été, c'est pas génial, ça?

crumble

Crumble aux châtaignes, poires et citron, pour 4 personnes (recette de Régal, légèrement retouchée) : 300g de châtaignes en boîte - 2 poires - 1 citron - 2cs de raisins secs - 60g de beurre mou - 60g de farine - 60g de sucre - cannelle en poudre - poivre

Faire la pâte à crumble en malaxant le beurre, la farine et le sucre du bout des doigts pour obtenir un sable grossier. Ajouter un peu de cannelle et laisser reposer au frais.

Emietter les châtaignes, ajouter les poires pelées et coupées en dés, les raisins, le zeste et le jus du citron et du poivre.

Disposer dans des plats individuels, couvrir avec le sable, enfourner 20 min th7. Manger tiède.

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