29 septembre 2006
Architecture comestible IV : le Parthénon
Plus ça va, plus ça se corse ! Là, c'est Thaïs, qui est en cours avec moi, qui s'y est collée. Ce que je trouve très marrant, c'est qu'elle est américano-grècque, et qu'elle a sû combiner ses deux pays d'origine avec son temple en cookies !
Bon, en fait, c'est une partie de Parthénon, elle est tombée en rade de matière première.
Exclusif : p'tite visite guidée doctement menée par l'auteure : "... et je vous ferais remarquer le double fronton avec son bas-relief, l'entablement orné de trygliphes, ainsi que les colonnes doriques, le tout en oatmeal-raisin cookies..."
Mais moi, la guide, je la préfère encore quand elle me donne sa recette de famille !
Oatmeal-raisin cookies (cookies aux raisins et aux flocons d'avoine), pour un demi Parthénon :
Mélanger dans l'ordre 225g de beurre, 3/4 de cup de sucre roux, 1/4 cup de sucre blanc, 2 oeufs, 1cc de vanille, 3/4 de cup de farine, 1/4cc de noix de muscade, 1cc de cannelle, 3 cups de flocons d'avoine, raisins secs et noix au goût.
Cuire 10-15 min à 150°, laisser refroidir et déguster autour d'un verre de lait !
28 septembre 2006
Il faut sauver le soldat Banane ! (et bonnes résolutions de nature sportive)
J'en reviens pas ! Hier soir, je suis allée courir, dans le parc pas loin de chez moi. 17 minutes, hé ! Parce que j'y suis allée un peu fort, dernièrement, sur le chocolat.
En fait, le plus difficile (plus dur que trouver la motivation, plus dur que l'effort, plus dur que la douleur) c'est de mettre mon jogging.
C'est un vieux truc qui était à mon frère, que j'ai récupéré parce qu'il est trop petit pour lui. D'ailleurs, c'est écrit sur l'étiquette : "Boy - 14". Moi, je suis une fille, et j'ai 150% de l'âge recommandé. Du coup, en longueur, il est un peu petit, mais le pire c'est au niveau de la taille.
Parce qu'une fille, par définition, ça a des hanches. Une obscure histoire de reproduction. Une fille qui a passé son été à cuisiner, exclusivement du sucré, a, figurez-vous, un peu plus de hanche encore. Quand la fille en question se trouve face à un modèle pour gamin, elle se sent seule.
En fait, je mets à chaque fois 3 bonnes minutes pour l'enfiler. De vraies, longues minutes d'intense souffrance : psychologique, parce que se dire que son cul ne passe pas l'élastique, c'est dur, et physique, parce que je force. Je le monte de 5 mm d'un côté, puis 7 mm de l'autre, et puis devant, et puis derrière, et ainsi de suite, c'est atroce. Une fois qu'il est mis ça va, ça fait plus mal. C'est juste un pantalon moche.
Alors vous allez me dire qu'il suffit d'en acheter un autre, pas vrai?
Ouais.
Sauf que les magasins de sport, je déteste. (Décathlon, Go sport = milieux hostiles). Et puis je me dis que c'est des sous perdus, et que quitte à dépenser, autant que ce soit pour un bouquin de cuisine (n'importe quoi avec du chocolat) non? D'accord, c'est moyennement logique. Le bouquin au chocolat ne cadre pas avec mes bonnes résolutions.
Ca non plus d'ailleurs : fait en 3 minutes (pareil que pour enfiler un pantalon, dis donc!) pour sauver des bananes toutes noircies.
Bananes poêlées, toutes bêtes, toutes bonnes, pour celles et ceux qui ne comptent pas leurs points WW :
Pour une personne : couper une bananes en rondelles, arroser de jus de citron. Faire fondre une lichette de beurre dans une poêle, ajouter une (ou deux?) bonne(s) pincée(s) de cassonade, laisser caraméliser doucement. Verser les rondelles de bananes, faire cuire 1 min de chaque côté. Disposer dans une assiette (en raclant bien de caramel au fond de la poêle, il est trop bon celui-là !) et saupoudrer aussitôt d'un carré de chocolat noir haché ou râpé finement.
... et manger en fermant les yeux !
26 septembre 2006
KKV #13 : Bouchées de tatin de bananes au citron vert et piment d'Espelette
Nouveau Kiki, nouvelle recette ! L'organisatrice est Lilo (trop contente, j'avais voté pour elle !), et ses tartes tatins.
Là, j'ai voulu faire des tartes à la bananes, version mini pour que ça ne soit pas écoeurant. La pâte est remplacée par une croûte façon cheesecake, pour utiliser les biscuits qui ont servi à faire la maison. Une p'tite sauce au chocolat toute bête, du piment pour réchauffer le tout, et voilà !
Vous avez vu, la photo est super sobre, pas de vélo, de radeau ou de peluche pour cette fois, je crois que c'est la maturité qui arrive...
Bon, pas de proportions précises, tout est fait au hasard, et j'étais ravie que ça soit aussi bon !
Mini-tatin à la bananes : Couper quelques bananes en tranches, les faire macérer un peu dans du jus de citron vert (les amoureux de la vie ajouteront un peu de rhum). Préparer un caramel pas trop foncé, en garnir le fond de moules à tartelettes, puis diposer des rondelles de banane.
Pour la croûte : émietter des biscuits, mélanger avec du beurre demi-sel mou, répartir sur les bananes en appuyant un peu pour que ça adhère. Enfourner th6 pendant une quinzaine de minutes.
Pour la sauce : faire fondre du chocolat noir, ajouter (ou pas) un peu de crème liquide, puis du piment d'Espelette (au goût).
Démouler les petites tatins, servir tiède avec la sauce au chocolat !
Dans le genre "pas compliqué"...
22 septembre 2006
Architecture comestible III : La maison en pain d'épices, et leçon gratuite de finnois en prime (bande de veinards !)
Merci à Géraldine (qui n'a pas de blog) pour sa participation au KikiveKonstruire ! Elle explique que dans les pays nordiques, la tradition veut que chaque famille fasse une maison en pain d'épices à l'approche de Noël. Voici la sienne !
Pour une maison : 1,5dl de mélasse - 2dl de sucre - 250g de beurre ou margarine - 3cc de cannelle - 3 cc de gingembre moulu - 1,5cc de clou de girofle - 1/2cc de piment de Jamaïque moulu - 2 oeufs - 2 cs de bicarbonate de soude - 9 dl de farine - 1 blanc d'oeuf + 4 dl de sucre glace (glaçage) - 2dl de sucre (colle)
(cliquez sur les photos pour les agrandir!)
Réalisation : Porter à ébullition la mélasse, le sucre, le beurre ou la margarine et les épices, laisser refroidir. Ajouter les oeufs, la farine et le bicarbonate de soude. Pétrir la pâte, la couvrir et la laisser au frais 8 à 12h.
Découper le patron de la maison (cf plus bas) dans du papier cartonné. Etaler la pâte et découper les différents morceaux, en en gardant suffisamment pour faire le socle. Faire cuire au four à 175° pendant 15 min (attention aux petits éléments, qui cuisent plus vite). Décorer les morceaux avec le glaçage, le laisser durcir et procéder à l'assemblage. Pour la colle, faire fondre le sucre glace à la poêle et le laisser brunir un peu sans qu'il ne brûle. Saupoudrer de sucre glace pour faire la neige.
Et la minute culturelle :
pääty = le pignon - ovi = la porte - kuusi = le sapin - sivuseinä = le mur latéral
kattolevy = le toit - savupiippu = la cheminée - aita ja tikapuut = la clôture et l'échelle
21 septembre 2006
Architecture comestible II : la p'tite maison. Et kikivekonstruire?
Après l'igloo en riz, la maison, faite avec des Petits beurre (pas pratiques à cause des oreilles), des "Edition Spéciale" de Lu (parfaits, bien rectangulaires), des langues de chat, et l'aide plus que bienvenue de ma petite Alex !
Parce que, croyez-moi, il vaut mieux être deux face à l'adversité, aux gâteaux qui se révèlent impropres à la construction (ces foutus Petits Beurre et leurs oreilles!) et aux murs qui ne veulent pas tenir.

Le ciment, c'est du glacage Vahiné. Entre nous, je le trouve infect, mais j'avais peur que du chocolat ne soit pas assez solide.

Des fenêtres en bonbons...

Et y a même un chien !

Oh, je vous rassure : même si je joue avec la nourriture, rien ne se perd. J'ai récupéré et gratté tous les biscuits pour enlever le glaçage, ils vont attendre le prochain cheesecake, ou peut-être un crumble. Ou alors, s'il sont vraiment trop ramollis, on les servira aux gens qu'on n'aime pas.
Bon, tout ça, c'est trop tordu pour que j'ose proposer un jeu officiel. Mais si ça vous branche de détourner ce qu'il y a dans votre assiette pour en faire n'importe quelle sorte de maison, n'hésitez pas à m'envoyer vos photos, sans date limite ! Il y a plein de formes d'habitation, plein d'ingrédients possibles, des tas de possibilités...
19 septembre 2006
Mousse au chocolat au caramel au beurre salé
J'ai pas fait exprès.
J'étais chez moi, et tout à coup j'étais à la Fnac, rayon cuisine, et l'instant d'après à la caisse en train de m'offrir le Larousse du chocolat, vraiment j'ai rien vu venir.
Je l'adore, ce bouquin, je l'ai lu d'un trait, ça m'a fait une nuit presque blanche. Tant d'années passées sans cette merveille dans mes mains, je comprends pas. En tout cas, première recette essayée, première recette adoptée !

Mousse au chocolat au caramel au beurre salé, pour 4 personnes (qu'ils disent, mais on se l'est envoyée à deux) :
Monter 30 cl de crème fraîche liquide en chantilly. Faire cuire 90g de sucre en caramel (je l'aime assez foncé, pour que le goût soit bien prononcé), le décuire en ajoutant 30g de beurre demi-sel et 2cs de crème fouettée.
Verser en 3 fois sur 85g de chocolat à 55% en remuant (et ajouter une ou deux pincées de fleur de sel, c'est un bonheur quand les grains craquent sous la dent !), laisser refroidir et incorporer le reste de crème fouettée. Réserver au frais.
Rhoooo, qu'est ce que c'était bon !
17 septembre 2006
Par la fenêtre, je vois...
...Les toits de Paris !
Bon, ceux du premier plan ne sont pas très glamour, mais ça va mieux après, je trouve...

Bientôt, tout plein de vues par les fenêtres de tout le monde chez Papilles et Pupilles !
14 septembre 2006
Tentation (entremet chocolat et pistache)
Ca faisait très, très longtemps que je voulais faire cette recette, du livre Les 7 péchés du chocolat. Alors dès que j'ai eu de la pâte de pistache et un cercle à pâtisserie réglable, j'ai foncé. Il y a un brownie, puis une couche de crémeux à la pistache, et de la mousse au chocolat, que des trucs tentants !
Mais j'ai été un poil déçue : en fait, ce qu'il m'a gênée, c'est la texture du crémeux, trop ferme et gélatineux, trop présent par rapport aux deux autres composants qui fondent en bouche. Alors je suppose qu'en mettant moins de gélatine ça serait parfait.
Et j'ai été tentée de me taper la tête contre les murs parce que ma déco a fondu. A la base, c'était deux longs triangles en résille de chocolat, mais ils m'ont fait le même coup que mon radeau et mes bonshommes du KKV des îles flottantes. Ils se sont ramollis en 2 secondes, plof, pathétique, aussi vite que ma motivation à aller courir le matin, au moment où mon réveil sonne. Peut être parce que c'était le jour le plus chaud de la semaine, et que j'ai voulu faire ma photo au soleil, remarquez, mais même.

La recette (c'est beaucoup plus rapide et facile que ce que je pensais) :
Pour le brownie : faire fondre 35g de chocolat à 64%, ajouter 60g de beurre en pommade, puis 1 oeuf, 30g de sucre, 30g de cassonade, 30g de farine et 40g de noix grossièrement hachées. Verser dans un cercle de 16 cm de diamètre et faire cuire 15 min th6, laisser refroidir sans démouler.
Pour le crémeux à la pistache : faire ramollir 1 feuille de gélatine dans de l'eau froide [mais peut être que ça serait mieux avec la moitié seulement]. Blanchir 2 jaunes d'oeufs avec 20g de sucre. Porter 14 cl de crème fleurette à ébullition, la verser sur le mélange et cuire à la nappe. Ajouter la gélatine essorée, 15g de pâte de pistache, mixer, réserver. Quand le crémeux commence à prendre, verser sur le brownie dans le cercle, réserver au congélateur.
Pour la mousse au chocolat : faire fondre 110 g de chocolat à 64%. Porter à ébullition 3cl d'eau avec 38g de sucre [normalement, c'est même 37,5g, d'après la règle de 3 que je viens de faire, mais on va pas chipoter, hein? Faut dire aussi, ils donnent les proportions pour 90cl de sirop, alors qu'il en faut que 5 dans la recette] et le verser petit à petit sur 3 jaunes d'oeufs en fouettant jusqu'à ce que le mélange mousse et double de volume. Fouetter 20cl de crème liquide, en mettre 1/3 dans le chocolat fondu encore chaud et fouetter, puis incorporer délicatement le mélange aux oeufs, et le reste de crème.
Démouler le brownie et le crémeux et les mettre dans un cercle de 18 cm de diamètre, couler la mousse au chocolat dessus, laisser durcir au congélateur, et faire décongeler 8h avant de servir. [je me suis contentée de le mettre au frigo, il faut croire que ça marche aussi]

11 septembre 2006
Aubergines au lait de coco et citronelle, thon blanc mi-cuit
Dans le genre "plat pas photogénique du tout", on peut difficilement faire pire.
Bon, en fait, c'est parce que le lait de coco a pris une teinte grise à cause de la peau de l'aubergine. Et que comme Malcolm commençait à la télé, j'ai tout versé dans mon assiette, et pris la photo à l'arrache.

MAIS c'est très bon, improvisé vite fait pour utiliser des restes!
Pour une personne : Faire cuire une aubergine coupée en tranches dans une quinzaine de centilitres de lait de coco et avec un demi bâton de citronnelle fraîche écrasé et du sel, jusqu'à ce qu'elles soient bien moelleuses et imbibées. Saupoudrer de coriandre au moment de servir. Et pour le thon, c'est du Picard, décongelé et saisi de chaque côté.
07 septembre 2006
Crèmes brûlées à la pistache. Et mort aux cafards.
Je viens de retrouver Paris après un circuit au Maroc. J'ai failli mourir de faim. Alors j'ai rationné mes Granny au chocolat fondus, j'ai raclé les plats, j'ai mangé du pain, mais j'ai eu faim quand même.
Aussi, j'ai passé une semaine à psychoter à cause des cafards. Y en avait partout, des cafards. Dans la rue, ils passent entre tes pieds. Dans un des hôtels, ils crapahutaient joyeusement sur la nappe du buffet. Il y a même quelqu'un qui en a trouvé dans ses olives (le cafard est fourbe et rusé, il ne se cache pas dans les carottes, mais dans les olives noires).
Du coup, avant de se coucher, on soulevait les draps d'un coup (avec un cri primal) pour voir si certains essayaient de dormir avec nous.
Note 1 : pleurer devant un cafard ne sert à rien, il n'a pas la décence de retourner se cacher, il s'en fout. J'ai quand même réussi à en noyer deux, l'oeil sec et la main pas trop tremblante, j'étais très fière. Faut pas m'emm... quand je me douche.
Note 2 : le cafard supporte mal d'être bombardé de déodorant et de laque.
Note 3 : Le cafard est voyageur, il aime se glisser dans une valise pour aller visiter une autre ville impériale.
Note 4 : Au début d'un voyage en groupe, repérez les quelques personnes qui ne hurlent pas devant les cafards, et notez tous les soirs leur numéro de chambre. Ils viendront vous délivrer des vôtres, à l'occasion.
Mais le clou du voyage, c'est quand je me suis planté une épine de figue de barbarie pile à la commissure des lèvres, là où ça fait bien mal quand on essaie de parler. Et couiner "J'ai une épine ! j'ai une épine !" quand on n'a plus que les voyelles à disposition, c'est pas facile.
Tout ça pour dire qu'au bord de l'inanition et de la crise de nerf dès que je voyais une olive, j'ai regretté la maison. Surtout, j'ai passé mon temps à rêver de pistache, de ma chouette pâte à la pistache achetée chez G.Detou avec la petite bande de bloggeuses parisiennes, juste la veille de mon départ. Le jour même, en revenant, j'en avais utilisé, pour faire de la crème brûlée à la pistache.

Pour 4 crèmes :
Mélanger 5 jaunes d'oeuf et 80g de sucre. Délayer 30g de pâte de pistache dans 300g de crème liquide et 200g de lait, faire bouillir. Verser ce mélange sur les jaunes sucrés, répartir dans 4 plats, enfourner à 100° pour 45 minutes. Après cuisson, laisser refroidir et conserver au frigo.
Là, deux écoles : dans la version classique, on saupoudre de cassonade avant de mettre les crèmes sous le grill, juste avant de servir. Dans la version "faisons-nous plaisir", il suffit de faire fondre du chocolat, de le répartir en fine couche sur les crèmes, et de laisser au frais jusqu'à ce que la pellicule durcisse. (J'ai tenté les deux, je préfère au chocolat, c'est à tomber !)
Note 5 : pour 4 personnes, P. Hermé utilise 40g de pâte de pistache. Mais j'ai préféré suivre les conseils de Pascale, qui m'a dit avoir eu des problèmes de dosage et d'amertume avec sa pâte, et en mettre un peu moins. Résultat : j'ai trouvé que c'était parfaitement dosé, avec un goût bien présent mais pas écoeurant, juste comme il faut.
Note 6 : mais du coup, j'ai découvert que j'étais la seule à la maison à aimer la pistache.








