31 mars 2008
Au pays du hareng et des étagères Billy...
Les gens.
C'est avec joie et émotion que je vous annonce, à vous et à l'Internet mondial qui est suspendu à ces lignes, que je vais passer l'année prochaine à Stockholm.
C'est marrant, j'arrive à le dire calmement, vendredi la phrase finissait toujours en couinement hystérique, mi-éclat de rire mi-début de crise de larmes. Le pire, c'était avec des Krisprolls dans la bouche, c'était difficilement compréhensible. Parce qu'on a fêté ça aux Krisprolls.
Bref, je vais en manger avec des Daims, du saumon fumé (ou pas, on est étudiante fauchée ou on l'est pas) et du hareng à tous les repas. Et apprendre le catalogue Ikéa pour avoir des bases en suédois avant de partir, bien sûr.
Je connais déjà "Billy" et quelques mots vitaux. Chocolat se dit choklad, pain c'est bröd et pomme äpple. On devrait pouvoir s'en sortir.
Ensuite il faudra apprendre des mots comme porte à faux, poutre, refends, baie, structure et tout le reste, mais comme les Suédois sont parfaits et parlent anglais, ça va le faire.
Sinon, vous pouvez apprendre à dire quelques expressions en allant voir sur ce site où c'est rigolo.
Sur ce, je vais digérer ma joie !
18 mars 2008
Calamars au chocolat, parce que la vie pleine de dangers
Je vais à la piscine deux fois par semaine, les gens.
Récemment, je courais dans la rue parce que j’étais en retard pour la dite piscine, et un type est sorti d’un immeuble avec un doberman, quelques mètres devant moi.
Aussitôt, une angoisse. Des années de préceptes toujours répétés : « ne cours pas devant un chien ».
Mais je me suis dit que celui-ci allait bien comprendre que je n’en voulais pas à son maître, mais juste à mon bonnet de bain qui s’était planqué, et qu’à l’instar de n’importe quel jogger, j’avais droit à la vie sauve.
Note pour plus tard n° 1 : ne jamais miser sur la capacité de compréhension d’un chien.
Note pour plus tard n°2 : courir devant un chien revient en effet à lui signifier de façon claire que l’on renonce à l’intégrité de ses mollets.
J’ai vu la lueur folle dans ses yeux.
Son maître a mis un peu trop longtemps à mon goût à se souvenir qu’il avait l’autre extrémité de la laisse dans la main, et que tirer dessus serait pratique pour empêcher la sale bête de me courir après pour me mordre (et que personne ne dise que c’était pour jouer).
M’enfin, tout va bien finalement. J'ai crié un gros mot à leur adresse à tous les deux, ça détend tout de suite.
Et j’ai pu acheter un bonnet de bain à la caisse de la piscine. Bleu foncé.
***
En tout cas, ce plat, très bon. Original, facile à faire, on sent le chocolat juste ce qu'il faut, c'est étonnant sans être déstabilisant.
Calamars au chocolat, pour 4 personnes (recette de Régal n°22)
500g de calamars (j'ai pris ceux de Picard) – 500g de pommes de terre nouvelles (parce qu'1kg comme ils disent, c'est beaucoup) – 1 cube de court-bouillon – 4 gousses d'ail – persil – thym – 1 feuille de laurier – 30cl de vin rouge (parce que 75cl, comme ils disent, ça fait une bouteille, et c'est beaucoup) – 25g d'amandes en poudre – 50 g de chocolat noir (et pas moins) – sel et poivre
Faire cuire les calamars 15 minutes à petit feu dans le court-bouillon.
Emincer l'oignon, le faire revenir, ajouter les pommes de terre bien lavée et avec la peau, le thym, le laurier, le persil et les calamars, du sel et du poivre.
Ajouter le vin, porter à ébullition, couvrir et laisser mijoter doucement 25 minutes.
Mixer les amandes avec l'ail, le chocolat et 1cc d'eau froide. Délayer le mélange dans un demi verre d'eau bouillante. Ca donne quelque chose de super bon.
L'ajouter aux calamars et faire cuire encore 10-15 minutes.
13 mars 2008
Cannelé Géant et très involontaire
6 mois après la fin de mon stage en agence d'archi, j'ai enfin fini mon rapport de trois pages.
Ca fait faire un petit bilan, et je me suis rendue compte que le plus difficile, c'était pas de faire, seule, des dossiers de permis de construire et de démolir pour avant-hier,
mais de répondre au téléphone.
Parce que le mercredi, la fille de l'accueil n'était pas là, et que les appels étaient reportés sur mon poste.
Au début, j'ignorai consciencieusement la sonnerie, en prenant l'air de la fille obnubilée par son plan, la bouche déformée par un rictus de concentration. Et puis un jour, il a bien fallu décrocher.
Déjà, j'ai répété une quinzaine de fois "Agence On construit bien, bonjour!" pour trouver un ton correct. Jovial ? Professionnel ? Complice ? Détaché ? Devant l'immense responsabilité d'être le premier contact d'un futur client potentiel, la question se pose pour la stagiaire flippée.
Premier appel. J'avais opté pour "professionnel" mais j'ai fait "tremblotant", c'est pas grave. Ca a donné quelque chose comme ça :
Moi : "Agence On construit bien, bonjour!"
Le gars au bout du fil : "Bonjour, Jean-Philippe Duquesnois, de AFCQGH [ou un autre sigle du même genre] , je voudrais parler à Nathalie s'il vous plait."
D'abord j'ai essayé de retenir son nom, et puis celui de sa boîte, et là j'ai oublié son nom, et quand il a dit Nathalie y a eu un gros problème. Sur les 6 filles du bureau, c'est laquelle, Nathalie ? Là j'ai oublié le nom de la boîte.
On fait comment dans ces cas là ?
J'ai rusé.
J'ai levé la tête vers personne en particulier, et appelé "Nathalie ?". Celle qui a
levé la tête était Nathalie.
Trop futée.
Et là, comble de la fourberie : " C'est un type pour toi, j'ai rien compris de ce qu'il a dit, il articule pas du tout. Je le transfère sur ton poste."
Bon sang, quelle maîtrise.
J'ai carrément moins bien maîtrisé le far breton, qui est sorti trop tôt du four. Ca lui a donné une texture grillée dessus et très souple dedans. Comme il était parfumé au rhum, ça ressemblait vraiment à un gros gros cannelé, donc j'ai pas râlé trop longtemps.
Vaiselle : Volée par mon frère à la cantine, parce que les assiettes sont marquées au sigle de son lycée. Mon dieu, nous abritons un délinquant.
Cannelé géant et très involontaire, pour 4-5 personnes :
4,5 cs de farine - 5 cs pas trop bombées de sucre - 2 oeufs - 1/2 litre de lait et 4 ou 5 cs de rhum - sel
Mélanger les premiers ingrédients puis ajouter progresivement le lait et le rhum, puis le sel. Beurrer un moule à manquer, le mettre 3 minutes dans un four préchauffé à 200° puis verser la pâte. Au bout de 3/4h, baisser la température à 175° et laisser cuire encore 20 minutes.
Le far-cannelé doit être très doré dessus et encore souple. A manger froid !
17 janvier 2008
Architecture comestible VII, et comment l'éducation nationale a failli tous nous faire crever
Tout d'abord, excellente année à tous! Que vos macarons soient réussis et que vos soufflés ne débordent jamais en allant saloper le four, qu'après faut tout gratter et en plus les soufflés sont tombés, c'est pas marrant.
Mieux vaut tard que jamais, n'est ce pas ? Et c'est pas parce que les voeux sont en retard qu'ils ne sont pas sincères.
Bref. Après des vacances studieuses, j'ai retrouvé ma chère école avec une surprise de taille, qui nécessite une mention sur ces pages lues à travers le monde entier : ils avaient réparé la chaudière ! Imagine un peu, lecteur enthousiaste, le plaisir d'assister à des cours avec une température ambiante supérieure à 10° ! La joie de prendre des notes sans mettre de gants ! De voir le prof net, parce qu'on a arrêté de trembler de tout son corps !
ILS AVAIENT RÉPARÉ LA CHAUDIÈRE !!! Ça ressemble beaucoup au miracle de Noël.
Ils l'ont tellement réparée que mardi matin, on a du évacuer l'école à cause d'une fuite de monoxyde de carbone causée par la dite et très réparée chaudière. Vous savez, le gaz inodore, incolore et mortel ? Bah voilà. Et les pompiers étaient pas top, en plus.
Tout ça pour dire qu'il n'y a plus de chauffage depuis, mais tant pis, le froid ça tue les microbes. Et peut être qu'en cas d'hypothermie, ils nous enverront des pompiers mignons.
***
Après toutes ces émotions, la minute culturello-culinaire avec la Uhrturm de Graz (c'est en Autriche), magnifiquement réalisée par Thaïs. Qui nous fait faire de tour du monde, vu qu'on a déjà eu droit au Parthénon en cookies. Bah je dis chapeau, mais j'attends le mont Rushmore en coquillettes, maintenant.
Sur ce, je vais essayer de soigner mes engelures.
06 décembre 2007
Ballottines de poulet au pistou, cuisson à basse température
J'ai désossé des cuisses de poulet !
Toute seule.
Comme une grande.
Un travail de professionel.
Enfin presque.
J'aurai bien voulu un boulot léché, nickel, avec tout le monde en admiration devant ma maîtrise des couteaux, un peu dans ce genre là :
... mais ça ressemblait plutôt au résultat de la rencontre entre le dit poulet et une grosse voiture. Il a pas souffert, il était déjà mort.
M'enfin, tout ça pour dire que des hauts de cuisse, c'est quand même bien petit pour rouler en ballottines avec une garniture dedans et qu'il a fallu une ficelle (alors qu'il y en avait pas sur les photos de Thuriès), et que le poulet cuit tout doucement comme ça c'est un délice.
Vraiment.
C'est tendre, moelleux, vraiment super. Faut juste être patient et avoir une sonde ou très bien connaitre son four pour vraiment arriver à 70°. Ca vaut vraiment le coup.
Recette ?
Ballotines de poulet au pistou (Recette Thuriès)
4 cuisses de poulet, désossées - 3 poivrons (1 rouge 1 vert 1 orange) - 50g de céleri-boule - 1cs de pistou
Couper les poivrons et le céleri en tout petits cubes, faire revenir sans coloration, saler, poivrer, ajouter le pistou, refroidir.
Rouler chaque cuisse autour d'une cuillérée de poivrons, les ficeler et les serrer individuellement dans un film alimentaire et enfourner 45min à 70° [en vérifiant avec une sonde que le four est bien à 70° : j'ai dû monter le mien jusqu'à ce qu'il affiche 130° pour avoir une température correcte dedans].
Enlever le film, faire dorer les papillotes à la poêle... et voilà !
26 novembre 2007
Pâtes sauce chocolat, parce que dans la vie faut être une warrior !
... s'écriait la fille la plus casanière et froussarde du monde.
M'enfin, on en avait parlé devant moi, toute l'assistance avait crié "beuuuuurk" et il fallait que je sache. Saint Thomas gustatif, vous voyez ?
Alors des pâtes al dente, du chocolat fondu, un peu de fleur de sel et un filet d'huile de noisettes, bah ça fait du bien. Peut être pas pour recevoir M. l'ambassadeur, hein, on se tiendra aux Ferrero Rocher. Là, c'est plutôt un genre de plat inavouable, le truc qu'on mange en secret dans l'intimité de sa cuisine... C'est que des bonnes choses, et même si on n'est pas habitué au mélange de texture pâtes/ chocolat, c'est vraiment pas vilain !
19 novembre 2007
Religieuses au caramel salé, comme chez Michalak
Vendredi, avec Marion, on est allées goûter au Plaza. Voui. Avenue Montaigne. Tout à fait.
Non, nous ne cherchions pas à rencontrer un héritier, mais juste à essayer les gâteaux légendaires de Michi (je peux l'appeler Michi). Bon, j'avoue, on a quand même jeté un coup d'oeil aux futurs maris potentiels, mais les gens là-bas ont vraiment des looks très bizarres. Le seul que j'ai vu habillé à peu près normalement est entré avec sa mère chez Prada, et il avait 12 ans.
Le Plaza, y'a pas à dire, c'est pas mal. Fleuri, grand, avec des gentils serveurs dedans, des gâteaux derrière des vitrines, et puis après hop, le gâteau il arrive sur ta table et t'es content. J'ai pris une religieuse au caramel salé qui m'a mise en transe, avec Marion qui rigolait en face parce que je faisais une drôle de tête, faut croire.
Bon sang qu'est ce que c'était bon ! Léger, léger, et pas trop sucré pile comme il faut. Par contre, ça a failli mal se passer au moment où une madame qui ressemblait à un canard après collision contre un camion (le mélange botox + lifting qui te déplace les yeux de 3 cm vers l'extérieur tellement c'est tiré, c'est curieux), au moment où une madame avec une tête angoissante, donc, s'est tournée vers nous en nous faisant très peur. Sa copine, c'était Cruella (du moins elle avait le manteau).
Mais on se moque, on se moque, c'est pas gentil. Les yeux de chaque côté de la tête sont très pratiques pour élargir le champ visuel, par contre ça doit être dur de trouver une monture de lunettes adaptée. La pauvre.
Alors pour recréer une partie du moment magique (mais en famille, sans le cadre et sans les visions d'horreur), voilà une tentative de religieuse au caramel salé, d'après la recette de Michi prise dans un vieux Thuriès. Bon, visuellement c'est pas la même chose, mais au goût, promis, elles se défendent très bien !
Pour te faire rire un peu, copain lecteur, la religieuse de là-bas et celle de chez moi :
(je tiens à repréciser que les miennes sont peut-être moches, mais très très bonnes aussi. Donc on rigole mais pas trop longtemps) (non mais oh)
Pour 6 religieuses à tomber :
La pâte à choux : 100g de beurre - 150g d'eau - 100g de lait - 150g de farine - 4 oeufs - sel (ça fait beaucoup de choux, vous pourrez manger ceux qui restent et pour lesquels il n'y a pas de crème au caramel)
Faire chauffer le beurre, le lait, l'eau et le sel jusqu'à ce que le beurre soit fondu. Ajouter la farine en une fois hors du feu, bien mélanger jusqu'à ce que la pâte se désèche et se détache des bords. Ajouter les oeufs un par un en travaillant bien après chaque ajout.
Former des petits tas pour les têtes avec une poche à douille sur une plaque recouverte de papier sulfurisé et enfourner environ 20 minutes à 190°. Sur une autre plaque, faire des tas plus gros pour les corps des religieuses et enfourner à la même température environ 23 minutes. Laisser les choux refroidir sur une grille.
Pour le crémeux au caramel salé : 100g de sucre plus 10 g - 300g de lait - 1 gousse de vanille grattée - 2 jaunes d'oeufs - 23g de poudre à crème (j'ai trouvé la mienne chez G.Detou) - 3/4 de feuille de gélatine trempée et pressée - 150g de beurre - 2g de fleur de sel
Faire chauffer le lait avec la vanille, laisser reposer. Faire chauffer les 100g de sucre à la casserole pour avoir un caramel foncé, verser le lait infusé (à travers une petite passoire) et porter à ébullition.
Blanchir les jaunes avec les 10g de sucre et ajouter-les au mélange précédent, avec la poudre à crème. (Là, ça m'a fait des petits grumeaux, j'ai dit des gros mots mais avec un coup de mixer à la fin ça va mieux).
Faire bouillir quelques minutes en mélangeant bien. Hors du feu, ajouter la gélatine, laisser refroidir u peu, ajouter le beurre et le sel, mixer, filmer au contact et laisser prendre au frigo.
Le glaçage (un peu bizarre) : 75g de sucre - 60g d'eau - 60g de crème - 5 g de fécule - 10g d'eau froide - 1 feuille de gélatine trempée et pressée
Faire chauffer le sucre pour avoir un caramel foncé, faire chauffer l'eau et la crème et les verser bouillantes dans le caramel. Hors du feu, ajouter la fécule délayée dans l'eau froide, puis la gélatine, bien mélanger et laisser refoidir jusqu'à ce qu'il commence à prendre.
Le montage (ah ah) : Avec une poche à douille, remplir les choux de crémeux comme on peut. Les tremper dans le glaçage bizarre puis les coller l'un sur l'autre. Parsemer de fleur de sel.
Se poser dans un fauteuil confortable et demander à quelqu'un chez vous de vous apporter les gâteaux, une tasse de super thé, et d'aller jouer de la harpe un peu plus loin.
02 novembre 2007
Mousse au caramel en croûte de chocolat
Rassurez-vous les gens, la souffrance a pris fin. C'était plus possible, il fallait que je sache ce que ce foutu post-it en coréen sur la porte des voisins voulait dire, alors je l'ai pris en photo et je l'ai montré à une fille de ma promo (vive les échanges internationaux).
Elle l'a traduit.
Cette mousse est vraiment sympa, un peu sucrée peut être parce que je n'avais pas fait un caramel assez foncé, mais on y remédie facilement. Tuiles très bonnes aussi, mais avec un frôlage de crise de nerf, hé, ça cuit à une de ces vitesses !
Chuis mauvaise, hein ? Allez, il y a écrit "Remettre de l'eau dans le diffuseur de vapeur".
Ca alors.
J'aurais jamais deviné.
Peut être que demain matin, devant le post-it qui aura perdu tout son mystère, je serai un peu déçue.
Mousse au caramel en croûte de chocolat
Pour la mousse : 120g de sucre en poudre - 40g de crème liquide - 2 jaunes d'oeuf - 1 feuille de gélatine trempée et essorée - 190g de crème fouettée
Pour les tuiles : 2 blancs d'oeuf - 25g de sucre - 50g de farine - 2cs pas trop bombées de cacao - 30g de beurre fondu
Pour les bananes caramélisées : 1cs de sucre en poudre - 1 ou 2 bananes
Faire chauffer le sucre dans une casserole, sans eau et sans le remuer, jusqu'à avoir un caramel foncé. Décuire avec la crème liquide puis ajouter la gélatine et les jaunes en mélangeant bien. Laisser refroidir et incorporer délicatement la crème fouettée. Réserver au froid.
Mélanger tous les ingrédients des tuiles, étaler de petites boules de pâtes le plus finement possible (avec les doigts ça marche bien) sur une plaque recouverte de papier sulfurisé, en formant des bandes d'environ 5 cm sur 20. Enfourner à 150° 5-6 minutes en surveillant. Dès la sortie du four, rouler les tuiles autour d'un support (verre à vodka par exemple). Laisser refroidir.
Faire chauffer le sucre en poudre dans une poêle pour avoir un caramel clair, ajouter les bananes coupées en rondelles, laisser quelques minutes sur le feu pour qu'elles cuisent et s'enrobent de caramel. Laisser refroidir.
Déposer les rouleaux de tuiles dans des assiettes, mettre deux ou trois rondelles de bananes caramélisées au fond et couvrir de mousse, servir aussitôt.
NB : Les quantités pour les tuiles sont assez importantes, ça laisse la marge pour en casser plein. Il faut vraiment surveiller la cuisson et s'adapter à son four, quelques secondes de trop et on ne peut plus les rouler. Les faire par 3 ou 4 c'est pas mal, mais il vaut mieux avoir quelqu'un avec qui papoter dans la cuisine.
29 octobre 2007
Out of the law du Kiki : Soufflé sucré au chèvre et fève Tonka
Ma vie est une torture permanente, une souffrance de chaque instant.
J'explique.
Les voisins d'à côté sont Coréens, et, depuis quelques mois (!) il y a un post-it bien jaune collé sur leur porte, avec une ligne en coréen écrite dessus.
Donc tous les matins, en attendant l'ascenseur, une affreuse vague de curiosité monte et vient me bouffer le cerveau pour toute la journée.
MAIS QU'EST CE QUE CA PEUT BIEN VOULOIR DIRE ???
"Essuie toi les pieds mon coeur"? Ou "Méfiance, les voisins sont des abrutis"? Peut être "Ah ah, tu te demandes ce que ça peut bien vouloir dire, pas vrai?". C'est tout simplement affreux.
Noyons ensemble ces souffrances dans un soufflé hors-la-loi-kikiesque. Très bons ('tendez, même mon frère a aimé), surprenants, où chèvre et tonka sont présents comme il faut.
Soufflé sucré au chèvre et à la fève tonka
Pour 3 soufflés : 2 oeufs, blancs et jaunes séparés - 80g de lait - 20g de Maïzena - 60g de sucre - 1 fève Tonka - 100g de Petit Billy
Beurrer et sucrer 3 ramequins, préchauffer le four à 200°.
Faire bouillir le lait et la Maïzena tamisée. Mélanger les jaunes et le Petit Billy, ajouter le lait et la fève tonka râpée.
Battre les blancs en neige très ferme, ajouter le sucre en pluie et battre encore un instant. Les incorporer au mélange précédent, répartir dans les ramequins et enfourner 14-15 minutes.
Puis je tiens à préciser : "en neige très ferme", parce que sinon ça fait ça :
22 octobre 2007
Moi ? Faux Kul ? Soufflé ricotta, piment d'Espelette et sel (et aussi sucre et cacao) qui pourrait presque jouer au Kiki
Marion, elle a été claire, pour son Kiki n°22 elle a dit comme ça : "Un soufflé, salé, au fromage (de votre choix), que vous pouvez agrémenter d'une épice (de votre choix aussi). Pas de soufflé déstructuré, pas de soufflé glacé au toblérone".
Bon.
Le Petit Robert, il dit que "salé" ça veut dire "assaisonné ou conservé avec du sel". D'accord. Que "déstructurer" ça veut dire "faire disparaître la structure". Ca marche.
Un soufflé chaud qui ressemble à un soufflé, et avec du sel dedans, je sais faire.
Il y aura donc de la ricotta (qui est un fromage)
du sel (facile deux pincées, hé, ça compte pour du sel !)
du piment d'Espelette (qui est l'épice au choix)
Mais je suis désolée, il faut, il faut, que je rajoute cette petite poudre qui me fait tellement de bien. Le cacao sera de l'aventure ou ne sera pas ! (... vous pensiez à quoi en lisant "petite poudre"?). Pis un chouia de sucre aussi, pour relever. Pas beaucoup, mais un peu. 40g, quoi. C'est presque pas un soufflé sucré, du coup.
Non c'est pas tiré par les cheveux, ça colle pile à la définition !
En tout cas ceux-là étaient délicieux, fondants et légers grâce à la ricotta, piquants comme il faut, pas trop sucrés mais fantastiquement relevés par les deux pincées de sel (d'accord, j'arrête). Marion, tu me pardonnes?
Soufflés au cacao, ricotta et piment d'Espelette
Pour 3 soufflés : 90g de lait - 20g de Maizena - 2 oeufs, blancs et jaunes séparés - 100g de ricotta - 1cs de cacao - 40g de sucre en poudre - 2-3 belles pointes de couteau de piment d'Espelette (le couteau plongé dans le piment sur au moins 2cm)
Préchauffer le four à 200°, beurrer et sucrer les bords de 3 ramequins.
Faire bouillir le lait, ajouter la Maizena bien tamisée et une belle pincée de sel, bien mélanger et lutter pour éliminer les grumeaux. S'il en reste un peu c'est pas grave, on les oublie après.
Mélanger les jaunes avec la ricotta, le piment et le cacao, ajouter le lait à la Maizena et au sel.
Battre les blancs en neige bien ferme avec encore une pincée de sel (on n'arrête plus!), verser le sucre en pluie en continuant de fouetter. Incorporer dééééélicatement à la masse précédente.
Verser dans les ramequins et enfourner pour 14 minutes. Hurler pour que tout le monde viennent à table immédiatement pour voir comme ils sont bien gonflés.















